NOS PROCHAINS STAGES A GREZ-DOICEAU (BELGIQUE)

NOTRE PROCHAIN WEEK-END 2026 - Du 4 décembre à partir de 15h au 6 décembre 17H Ce sera l’occasion de danser la Vie qui nous anime, dans la joie, l’amour, la créativité du moment présent, de rencontrer l’autre tel qu’il est, de nous laisser surprendre... Respect et bienveillance seront, comme toujours, au cœur de nos propositions Fabienne : 00 32 477 26 97 96 Paul-Eric : 00 33 674 91 04 09 aventuretantra@gmail.com
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mercredi 29 octobre 2025

Et si l’aventure commençait à deux pas de chez nous ? Nathalie Delay

 "Et si l’aventure commençait à deux pas de chez nous ?
À l’angle de la rue, au détour du chemin, dans le jardin. 
Au sein du paysage ordinaire qui nous est familier se trouve une richesse infinie qui ne demande qu’à être découverte. 

Tout commence par notre disponibilité. Si notre attention est accaparée par nos ruminations, nos préoccupations et nos obsessions, elle ne peut se poser sur ce qui est là, sous nos yeux. Nous ne voyons ni n’entendons la beauté qui nous environne. Recouverte par le brouillard opaque de notre bavardage elle nous semble insipide et monotone. 
 
L’aventure commence ici, inutile de courir le monde, de prendre des avions, des trains, des paquebots. Ici, il s’agit juste d’avoir l’audace de sortir de chez soi, de marcher alentours, de prendre le temps et d’être attentifs aux détails, à la qualité de la lumière, à la mélodie du vent, au parfum de la pluie. Détails qui paraissent insignifiants et mornes à celui dont l’esprit et les sens sont endormis mais qui sont autant de clés pour ouvrir « les serrures de l’infini ». Les surréalistes à qui l’on doit cette belle formulation l’avaient compris, qui invitaient à se promener avec l’esprit d’enfance.

Garder « l’esprit du débutant » pour qui c’est toujours la première fois comme le recommandait Shunryu Suzuki, afin de préserver la fraicheur du regard et ainsi déceler les pépites disséminées dans l’ordinaire. Jésus nous prévient « si vous ne devenez comme les petits enfants, vous n'entrerez pas dans le royaume des cieux. »

Retrouver l’innocence du regard, cultiver l’émerveillement en laissant l’esprit se désencombrer de tout l’inutile : un art de vivre qui se cultive et s’approfondit jour après jour. Voilà, la grande, la sublime aventure qui au sein de l’ordinaire nous mène à l’Ultime."

 Nathalie Delay

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samedi 13 novembre 2021

Faire l'Amour...

 

Faire l’amour, ça commence le matin par le premier regard que l’on se donne, le premier sourire, la première caresse et le premier bonjour.

Faire l’amour, c’est d’apporter le petit déjeuner au lit ou simplement un café, un jus de fruits accompagné d’une petite chanson d’amour ou de mots tendres récités avec toute la gaucherie dont on peut faire preuve.

Faire l’amour, c’est lancer à l’autre dans la glace un clin d’œil complice lorsqu’il fait sa toilette, c’est aussi l’embrasser sans raison, juste pour le plaisir de le faire, sans rien attendre en retour.

Faire l’amour, c’est demander à l’autre quelle nuit il a passé et écouter attentivement sa réponse. C’est prendre le temps de se regarder, de se parler et de se toucher avant d’entreprendre la journée de travail.

Faire l’amour, c’est accompagner l’être cher à la porte au moment où il se prépare à partir; c’est de lui souhaiter une bonne journée; c’est de s’installer à la fenêtre et lui faire un signe de la main en affichant son plus beau sourire.

Faire l’amour, c’est de se téléphoner pour un rien, juste pour se dire que l’on s’aime ou prendre des nouvelles; c’est de se faire des surprises sans rien attendre en échange.

Faire l’amour, c’est prendre l’autre dans ses bras chaque fois que c’est possible, juste pour sentir la chaleur de l’être aimé, rétablir le contact et se donner de l’affection.

Faire l’amour, c’est parfois d’accorder à l’autre la liberté de vivre pour lui-même, sans attachement excessif, en lui laissant sentir qu’on l’aime toujours même si nos corps sont loin l’un de l’autre; c’est d’être assuré que nos âmes se moquent des distances et sont tendrement enlacées en toute situation, quelque soit le nombre de kilomètres qui nous séparent.

dimanche 7 novembre 2021

Julos Beaucarne, extrait d'une lettre à son petit-fils Gaspard,

 

https://cache.magicmaman.com/data/photo/w1000_ci/59/enfantsheureux.jpg

 

Je te souhaite de garder ton émerveillance devant les merveilles du monde je te souhaite d'ouvrir tes oreilles, tes yeux et tous les pores de ta peau pour écouter et sentir vibrer l'univers jusqu'à ses confins sans fin.

je te souhaite d'être universel et de parler à tout un chacun comme si tu parlais à toi-même, de te reconnaître dans tous les hommes et toutes les femmes et tous les arbres et toutes les fleurs et toutes les pierres et tous les animaux, de te reconnaître dans tous les habitantes et les habitants de toute la terre et de l'univers dans son entier

Je te souhaite de devenir un émetteur d'amour, d'émettre de l'amour par tous les pores de ta peau.

je te souhaite de voyager à l'intérieur de toi, de répertorier les sentiers et les fleuves de ta carte personnelle, je te souhaite de découvrir qui tu es, je te souhaite de t'aimer car je crois que si on ne s'aime pas soi-même, on ne peut aimer personne.

Je te souhaite un siècle de bonheur communicatif et sauvage, je te souhaite un passage sur terre éblouissant qui resterait longtemps au zénith du ciel comme un veilleur, comme un astre familier qui éclaire le voyageur englué dans la noirceur.

En fin finale,je te souhaite de devenir simplement toi, tel que tu es sorti du ventre de ta mère avec cette précieuse feuille de route, avec cette marche à suivre qui n’appartient qu'à toi.

Belle traversée de l'océan de toutes tes années.

(Julos Beaucarne Il faut s ‘aimer à tord et à travers, Nelly Gay, Lucpire éditions, 2020)

samedi 15 mai 2021

Le Regard

 


Si je regarde une rose pendant dix, quinze minutes, arrive le moment où l'oeil qui regarde la rose et l'oeil de la rose qui me regarde ne sont qu'un. Moment où s'ouvre le troisième œil ! C'est vrai de deux amis, de deux amants qui se regardent sans rien faire, sans rien dire. Peut les surprendre ce moment où ils ne font qu'un...dans cette rencontre chacun d'eux se sent lui-même comme jamais encore, dans sa plénitude, dans son ordre et dans son unité.

Karlfried Graf Dürckheim, Le centre de l 'être, Albin Michel, 1992


lundi 26 avril 2021

 

Un jeune homme qui ne s'aime pas va apprendre à s'aimer au contact d'une jeune femme qu'il rencontre à Paris...

 "S'aimer pour mieux aimer les autres"

 Scène du film Angel-A, de Luc Besson

 https://youtu.be/p772d7uqNhM

vendredi 29 janvier 2021

La sagesse espiègle

 

En ces temps troublés j'ai eu envie de relire des passages du livre d'Alexandre Jollien "La sagesse espiègle" que je vous recommande et dont je vous partage deux extraits (parmi bien d'autres):
 
"Faire la paix avec l'imperfection du monde...le tragique, c'est ici et maintenant que ça se passe. La joie inconditionnelle, c'est la joie dans ces conditions..."
 
"La grande santé, c'est cette renaissance intérieure, cette confiance qui malgré tout croit en la bonté de la vie, réclame une audace joyeuse, libre et généreuse"
 
La sagesse espiègle , Alexandre Jollien, Gallimard, 2018
 

 

vendredi 10 janvier 2020

VIVRE...

"Une chose est d'exister, une autre de vivre. Ce n'est pas parce que l'on existe que l'on vit. Vivre signifie faire vivre l'être existant que l'on est, en vivant celui-ci activement de l'intérieur, vivre sauve l'existence de l'inertie, du sommeil, de la mort existentielle."

Bertrand Vergely, "la beauté du monde", Ultreïa n°16, Editions Hozhoni

lundi 9 décembre 2019

J'ai appris à m'aimer le jour où je me suis libérée


"Je vivais au rythme des traditions sans la moindre conscience d'avoir été formatée ..."


Glisse doucement sur le chemin de la vie sans croître,
Reviens à la case départ et recommence,
Rame sur ce radeau pour finalement échouer,
Retiens ton souffle de Vie pour ne pas étouffer,
Plus rien de vivant ne t'anime,

Tu t'éteins peu à peu et pourtant tu ne sens rien,
Tu reposes sur la banquise froide et glaciale,
Tu ne remarques plus le jour se lever, ni la nuit venue, celui-ci s'éteindre,
Tel un automate bien formaté, tu respires sans Vivre,